Cette semaine, j’ai décidé d’aller visiter l’aquarium de Nagoya. Mon temps dans la préfecture tire à sa fin avec la prise de possession de l’appartement à Kyōto qui approche, donc je voulais faire mon touriste un peu avant de partir. Sur le chemin, j’ai décidé de passer par le sanctuaire d’Atsuta et les parcs environnants.

Le sanctuaire d’Atsuta est très impressionnant. Niché au coeur d’un boisé conservé depuis sa fondation en l’an 43, il s’agit d’un temple shintō historique dans lequel serait conservée la légendaire épée Kusanagi; l’un des trois trésors du régalia impérial. Bon, en réalité la véritable épée est considérée perdue au temps et à l’histoire, et plusieurs autres sanctuaires se revendiquent comme possédant l’original, mais c’est à celui de Nagoya qu’on l’attribue le plus souvent. Je n’ai pas vraiment pu prendre de photos de l’endroit, à la fois parce que plusieurs zones l’interdisent, mais aussi parce qu’il y avait énormément de touristes… et ce n’est pas mon genre de ralentir la foule pour une simple photo. Pour cette raison, je n’ai pas, non plus, pris le temps de visiter le musée du temple, qui était déjà bondé. Peut-être une autre fois, quand l’occasion se présentera.
Non loin du temple, je me suis aussi arrêté a un petit bosquet : le jardin Shirotori. Situé en plein coeur d’un environnement très urbain, celui-ci est néanmoins très calme et paisible. En faire le tour est somme toute assez rapide, mais il faut y prendre le temps de s’asseoir et d’écouter les chutes qui coulent à travers le parc. Il y a plusieurs petits chemins et bancs qui permettent de bien communier avec la nature, et on peut aussi y voir plusieurs petits oiseaux. Après le brouhaha des esplanades d’Atsuta, ce petit moment de répit était bien apprécié.


Mais, qu’en est-il de la raison pour laquelle je suis sorti cette journée-là ? Pour être honnête, aux premiers abords l’aquarium de Nagoya n’a pas vraiment d’attrait particulier. En fait, quand on entre on se trouve dans le pavillon destiné aux mammifères marins (orques, bélugas et dauphins) : la seule chose qu’on peut voir, ce sont des animaux qui nagent dans des grandes cuves vides, ce qui assez déprimant. Au-dessus du pavillon, il y a des estrades pour des spectacles d’animaux marins, et j’ai pu regarder la performance des dauphins. C’était bien, mais pas vraiment ce que j’attendais d’un aquarium (ni quelque chose que j’aime particulièrement observer, pour être bien franc).

Ça a changé quand je suis arrivé dans le deuxième pavillon. Celui-ci est destiné à représenter des espèces marines de différents milieux. Cette section de l’aquarium est très bien divisée et bien fournie en informations et en espèces.
Dans plusieurs endroits, on pouvait voir comment l’aquarium contribuait à la protection de l’environnement, mais aussi comment elle s’occupe de la reproduction de certaines espèces de poissons et de tortues. Nous pouvions justement voir un bébé tortue qui était né dans l’aquarium il n’y a pas si longtemps.
Une chose que j’ai bien aimé de cette série d’expositions, c’est qu’une grosse section a pour thème les abysses. Il y a beaucoup de squelettes et spécimens conservés dans du formol de ces créatures minuscules, mais néanmoins cauchemardesques.

Une large section de l’exposition est aussi consacrée à la recherche polaire. Outre l’habitat des pingouins qui était, je dois le mentionner, un peu trop rempli à mon goût, on peut voir des artéfacts et moments clés de la recherche scientifique du Japon en Antarctique. Ce n’est pas surprenant, si on considère que dans le port de Nagoya (auquel l’aquarium est rattaché), on peut aussi voir le brise-glace Fuji, qui a été actif de 1965 à 1984.

Ma journée s’est terminée avec une petite sortie au Komeda’s Coffee. Il s’agit d’une chaîne de resto-cafés qui est justement née à Nagoya (mais qui aujourd’hui se retrouve un peu partout au Japon). J’aime bien y aller le matin, car on peut y avoir un petit déjeuner (une rôtie et un oeuf) gratuit à l’achat d’un café. Cette fois-ci, par contre, je suis allé pour goûter un « Shiro Noire », une sorte de gâteau avec crème glacée et miel. Une chance que j’ai écouté la série Yatogame-chan Kansatsu Nikki, car c’est à travers celle-ci que j’ai découvert cette spécialité (mais aussi l’important point qu’il faut commander la « mini » portion !).




