Aujourd’hui, je suis allé visiter le Jardin botanique de Kyōto. En réalité, j’avais pensé aller le visiter plus tôt, lors de la saison des floraisons, mais mon emploi du temps et la météo n’étaient que rarement en accord, et donc j’ai dû repousser ma visite à plus d’une reprise. Ce qui est bien, par contre, c’est qu’une fois sur place j’ai réalisé que le jardin avait quelque chose à offrir à chaque saison.

Le Jardin botanique de Kyōto est un endroit très apaisant. En fait, celui-ci m’a permis de bien voir comment cette pratique japonaise de laisser la nature à elle-même, même dans des environnements aménagés, est capable de produire de beaux résultats.

L’artificialité du parc et de ses différentes zones d’intérêt se dissipe dans cette impression que le tout est naturel. En fait, on a parfois l’impression de marcher en pleine nature ; une impression qui n’est cassée que partiellement par la présence des signes pour identifier les plantes.

Lors de ma visite, le jardin regorgeait de papillons. En fait, il semble que c’était bien la saison pour ceux-ci ; on m’a dit que d’habitude ils étaient limités à un petit espace du parc, mais on pouvait les voir un peu partout la journée où j’ai visité. Il y en avait tellement, ce qui toujours plaisant à voir. En plus, de trouver les papillons n’était pas bien difficile : il suffisait de suivre les photographes japonais armés de leur immense caméra. Nous participions tous, sans vraiment le mentionner, à une sorte de course silencieuse pour savoir qui sera le premier à prendre une photo d’un papillon qui vient de se poser et d’ouvrir ses ailes.

La seule chose que je lamente, c’est qu’il aurait été intéressant d’avoir un petit pamphlet pour connaître les noms des papillons qui fréquentent le parc. Il y a bien un endroit, la « pouponnière » à papillon, qui contient quelques affiches avec des noms. C’est d’ailleurs grâce à celles-ci que j’ai appris que le papillons ci-dessous est un Parantica sita (ou « asagi madara » en japonais). Mais comme les papillons se trouvent à travers le jardin, il aurait été mieux de pouvoir se promener avec cet aide-mémoire.

Au-delà des plantes, le jardin contient aussi plusieurs endroits intéressants comme un jardin européen avec une grande fontaine, une petite roue à aube, et même un temple en plein centre d’un lac. Il y a aussi plusieurs cours d’eau semi-artificiels, ainsi que des pavillons pour se reposer entouré d’arbres ou bien de grandes tourbières de lotus.

Dans tout ça, oiseaux, insectes de toutes sortes, tortues et poissons étaient aussi au rendez-vous.

Au-delà des plantes extérieures, il y a aussi une grande serre qui permet de découvrir des plantes qui ne sont pas natives du Japon ou de la région, comme des cactus et des plantes carnivores. C’est bien une visite à refaire. L’entrée n’étant que 500 yen, j’ai bien l’intention de retourner le visiter à plus d’une reprise. Mais, surtout, c’est une visite à effectuer de façon lente et passionnée, pour bien pouvoir absorber toute cette nature qui s’est confortablement installée.

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