Aujourd’hui, Yui et moi avons profité d’une journée de congé commune pour visiter Akashi. Heureusement, il faisait nuageux, et donc la chaleur accablante des derniers jours ne nous a pas vraiment suivis !

Cette ville, entre Kōbe et Himeji, agit comme porte d’entrée vers l’île de Shikoku, à travers son pont vers l’île d’Awaji. Depuis sa création au dix-septième siècle, Akashi est un carrefour maritime et routier important. J’avais envie d’y aller, car un élève m’avait dit d’y faire un tour si je voulais acheter des poissons frais. Petit fait intéressant : la ville est localisée sur le méridien de longitude 135 degrés Est, qui a été choisi comme point de référence pour établir l’heure normale du Japon en 1888. C’est justement pour ça qu’on l’appelle la « ville du temps ».
Notre sortie a été brève, car j’avais une entrevue avec une école de langue anglaise en début d’après-midi. Cette entrevue s’est montrée très conclusive et je dois aller faire une journée d’observation la semaine prochaine pour voir leurs méthodes et pour me familiariser avec l’école ! Si tout fonctionne bien, je compte bien arrêter de travailler à l’école à Kyōto… Ça me rendrait un peu triste, car les gens de cette école ont été très justes avec moi et que j’aime bien mes élèves, mais c’est maintenant trop loin pour moi et la fatigue du voyage commence à se faire sentir…
Mais bon, pour en revenir à Akashi, notre but principal lors de cette première visite était d’aller voir le château d’Akashi. Plutôt, je devrais dire que nous avons vu les vestiges de ce château, qui a été démantelé en grande partie lors des projets de modernisation de l’époque Meiji. Aujourd’hui, les seules choses qui restent sont les murs de pierre, qui sont malgré tout impressionnants, et deux tours yagura.



L’attrait principal est surtout le parc qui se situe dans l’enceinte de ces fortifications. Celui-ci a une végétation riche et de jolis plans d’eau. Dans le parc, il y a aussi la bibliothèque préfectorale de Hyōgo. C’est une balade plaisante, même si quelques endroits étaient fermés pour rénovations et que certains chemins étaient envahis par la végétation.
Une fois sortis de l’enceinte du château, nous nous sommes dirigés vers la rue marchande de Uo no Tana ; l’endroit qui m’avait été recommandé pour acheter diverses sortes de poissons frais. Je dois avouer que j’ai vu plusieurs rues marchandes au Japon, ou shōtengai, mais Uo no Tana restera dans ma mémoire comme une rue bien différente. Elle était étonamment très animée malgré le peu de gens qui l’arpentaient. Il faut dire que, contrairement aux grandes rues marchandes de Kyōto où la majorité des gens qui y sont ne sont que des touristes qui font du lèche-vitrine, ici l’attitude des gens était orientée vers la practicalité. Les gens qui y étaient avait un but précis : celui de faire leurs achats et de repartir.

Nous avons regardé quelques étals, mais comme nous avions faim, nous avons décidé de nous arrêter dans un restaurant pour essayer la spécialité de cette ville : les akashiyaki. Ces petites boules sont, en réalité, une variante des takoyaki. Mais, alors que ces derniers sont faits d’une pâte similaire à du pain, les akashiyaki sont plus légers parce qu’ils sont faits avec une pâte à frire riche en oeufs. De plus, contrairement au takoyaki, qui peuvent contenir plusieurs ingrédients et qui sont servis avec des algues séchées, de la mayonnaise et de la sauce, les akashiyaki ne contiennent que du poulpe et sont mangés en les trempant dans un bouillon, ou dashi, à base de poisson.

Je n’irai pas jusqu’à dire que ces akashiyaki sont maintenant un de mes plats favoris. En effet, bien que bons, ils ne remplaceront pas les takoyaki traditionnels, que je considère plus savoureux. Il reste que, la prochaine fois que j’irai à Akashi, j’utiliserai l’occasion pour visiter un autre restaurant qui offre cette spécialité locale. Peut-être que j’irai bientôt voir son planétarium ; le plus ancien en activité au Japon !


