Joyeuse Fête du Canada à tous mes lecteurs et lectrices !
Hier, j’ai décidé de célébrer ce merveilleux pays en organisant un petit souper avec la belle-famille pour présenter quelques plats traditionnels qui ont marqué mon enfance et qui, bien que certains diront qu’ils sont peu intéressants, restent une signature de notre culture réconfortante. En fait, hier, j’ai passé la journée à faire la cuisine !
J’ai commencé avec une excellente soupe aux pois jaunes, que j’ai importés du Canada. C’est l’été, et donc un peu chaud pour manger une telle entrée, mais quand j’ai mis la cuillère sur ma langue pour la goûter avant de la servir, c’est comme si j’étais de retour au Canada. Très satisfait du résultat final. Ensuite, j’ai préparé une tourtière aux trois viandes et aux pommes de terre, que j’ai accompagnée d’un ketchup aux fruits de recette originale. Honnêtement, c’était le meilleur que j’ai mangé, et je suis certain d’en refaire. J’ai terminé avec un dessert de pouding chômeur, napé de sirop d’érable ; c’était la vedette de la soirée !



Dans le passé, la Fête du Canada a toujours été une arrière pensée ; une journée de congé de plus dans mon horaire déjà peu chargé, qui suivait de quelques jours la Fête nationale du Québec, qui m’était plus chère. Cette année, par contre, je me suis vraiment donné pour la célébrer !
Mais qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi en suis-je venu à m’intéresser davantage à la Fête du Canada ? Il doit être dit que de vivre si loin du Canada n’est pas facile. Ça signifie évidemment d’être éloigné de ma famille et de mes amis, mais surtout de mes repères. Au cours de la dernière année, j’ai eu plusieurs moments de nostalgie.

C’est justement pour rester connecté avec le Québec et le Canada que j’ai commencé un programme en Études québécoises l’année dernière et que je me suis lancé dans la rédaction du projet Parcours Québec ; un manuel de français dédié à l’apprentissage de vocabulaire à travers une exploration du fait culturel québécois. Ces deux projets sont une façon de pouvoir me plonger dans cette nostalgie d’une manière productive.
Paradoxalement, c’est en vivant à l’autre bout du monde que j’ai redécouvert le Canada. Pourtant indépendantiste convaincu, cette année m’a amené à voir le pays dans son ensemble. J’ai développé une nouvelle appréciation pour le Canada ; pour sa diversité et les valeurs qui le caractérisent. Je réalise aujourd’hui que je suis fier d’être Canadien, même si je n’ai visité que brièvement les quelques provinces avoisinant le Québec. Cette année, en voyageant et en rencontrant des personnes de partout dans le monde, j’ai pu parler de mon pays avec fierté.
Cette distance m’a permis de mieux comprendre ce qui fait la richesse du Canada et de reconnaître tout ce que j’y ai reçu avant de partir. J’espère bien, dans la prochaine année, pouvoir retourner au Canada, mais, en attendant, je continue d’en parler et de me faire émissaire de la culture québécoise et canadienne !

Évidemment, nous avons « célébré » la Fête du Canada, mais le souper a surtout été une occasion pour nous de fêter mon obtention du permis de conduire japonais, la veille. Eh oui, j’ai désormais le droit d’acheter une voiture et de conduire au Japon !
La même journée, nous sommes aussi, Yui et moi, allés porter les documents pour faire une demande de changement de statut, d’un visa de vacances-travail à un visa d’époux de personne japonaise. J’aurai ainsi une sécurité sociale accrue, qui me permettra de rester plus longtemps au Japon. Les procédures auprès de l’immigration devraient prendre entre un et trois mois, mais lorsque j’aurai obtenu ce visa, j’aurai le droit de travailler à temps plein.
J’attends avec impatience ce nouveau statut, qui me permettra de trouver un emploi stable. Surtout, c’est qu’un travail à temps partiel, c’est bien, mais ce n’est pas d’une grande aide avec un enfant à l’horizon !


