Ces temps-ci, les choses sont plutôt tranquilles. Les journées sont longues, chaudes et humides, et le son des cigales (ou semi) se fait de plus en plus agressant. Nous ne sortons pas beaucoup, même si nous essayons, quelques soirs, de faire des petites marches dans le quartier pour nosu dégourdir les jambes après le repas.
Je dirais que la chose la plus importante de ce mois-ci s’est déroulée la première semaine. Nous sommes allés au temple de Nakayamadera pour une prière de grossesse, aussi appelées anzan kigan. C’est une coutume qui consiste à prier pour un accouchement facile et sans danger, mais aussi pour la bonne santé de la mère et du bébé. Évidemment, plusieurs temples peuvent donner ces prières, mais le temple de Nakayamadera, situé à Takarazuka, est l’un des plus vénérés au Japon pour les cérémonies à cette fin : voué au culte de Kannon, le bodhisattva de la compassion, il accueille, chaque mois, de nombreuses cérémonies dédiées à la grossesse, à la naissance et à la santé des nouveaux-nés.

Traditionnellement, il faut aller au temple lors du cinquième mois de la grossesse. Il faut aussi attendre le moment idéal, soit le « jour du chien » du zodiaque chinois. C’est parce que les chiens sont réputés pour accoucher facilement et avoir des portées en bonne santé. Par contre, nous n’y sommes pas allés à ce moment, mais un peu avant.
Évidemment, nos horaires de travail forcent la chose, mais c’est surtout qu’il fait très chaud et que nous voulions éviter l’épuisement de nous joindre à une foule. Comme Nakayamadera est un temple reconnu pour ces prières, chaque mois des dizaines de couples s’y présentent pour de telles cérémonies. Ça prend donc une réservation, et il devient difficile de profiter de ce moment en famille. La journée où nous sommes allés, le 7 juillet, a été, par circonstance, un « jour du cheval ». Ce n’est pas mauvais, car le cheval est souvent associé à la vitalité et la bonne fortune. Et parce que nous sommes allés une journée différente, il n’y avait personne d’autre. Nous avons donc eu le privilège d’avoir une cérémonie privée au prix d’une cérémonie de groupe !


La cérémonie elle-même, d’une durée d’environ 20 minutes, était très intéressante. Évidemment, je n’ai pas de photos de celle-ci, mais c’était la première fois que j’assistais à de tels chants et rites bouddhiques. Bien que je ne suis pas croyant, j’ai du respect pour les gens qui vouent leur vie à perpétuer ces traditions. Après, nous avons reçu deux ceintures de grossesse, ou iwata obi. Ces ceintures, qui ont été bénies et sur lesquelles sont inscrites des prières, doivent être portées autour du ventre pour protéger et soutenir le bébé. Au-delà des préoccupations liées aux maux de dos qu’entraîne la grossesse, il y a aussi une croyance que le bébé doit rester au chaud tout au long de cette dernière.
Nous avons aussi reçu plusieurs autres amulettes et talismans, comme un omamori dédié à la sécurité de l’enfantement. J’avais déjà acheté un tel talisman à Yui quand je suis allé visité le sanctuaire d’Asakusa le mois dernier, mais elle peut maintenant porter les deux sur deux sacs différents sans avoir à le changer à chaque fois.

Sinon, cette semaine nous avons aussi célébré la fête de Yui. Rien de bien compliqué : nous sommes allés manger dans un restaurants de grillades coréennes yakiniku près de la maison avant de rentrer pour déguster des gâteaux que j’avais acheté le matin même. Je lui ai aussi offert de jolies boucles d’oreille serties d’une améthyste, en cadeau. Cette sortie au restaurant est venue à point, car ce mois-ci nous avons été plutôt paresseux en termes d’activités et de soirées romantiques.


Au-delà du quotidien, nous avons aussi décidé cette semaine qu’il était temps pour nous d’organiser notre voyage de noces. Au départ, nous voulions aller quelque part hors du pays, comme en Corée du Sud ou au Vietnam, mais nous avons décidé qu’il serait plus prudent, comme elle est enceinte, de rester au Japon. Nous avions donc parlé, plus tôt ce mois-ci, d’aller voir Kagoshima en septembre, mais parce que ce sera alors la saison des typhons, et que l’île de Kyūshū où cette ville se trouve est souvent frappée fortement, nous avons changé nos plans.
Cette semaine, nous avons donc réservé nos billets d’avion et des hôtels à Hokkaidō. Nous allons faire un voyage de six jours, qui part de Hakodate pour se terminer à Sapporo, au début du mois de septembre. Attendez-vous, évidemment, à un partage de cette expérience à notre retour !


