Mise-à-jour de mars

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Les trois dernière semaines, j’ai été plutôt occupé avec le travail et les études, mais aussi parce que Yui et moi sommes sortis à plusieurs reprises, question de faire davantage connaissance. Nous tenions tous deux à approfondir notre relation et donc j’ai essayé de me concentrer sur celle-ci sérieusement, d’où un nombre très limité de publications récemment. Je profite donc d’un petit temps mort au travail pour vous faire une petite mise-à-jour de ce qui s’est déroulé en mars !

Au début du mois, nous avons été à l’aquarium de Kyōto . Certes petit, comme je l’ai dit dans une publication précédente, d’y aller me semblait une sortie idéale parce que cette journée-là il pleuvait de façon intermitente. J’étais très content qu’il n’y ait pas beaucoup de gens sur place et que nous avons pu nous asseoir devant le grand aquarium pour discuter tranquillement. Aussi, contrairement à la première fois où j’y suis allé, les cuves de méduse étaient opérationnels, ce qui m’a donc permis de découvrir une autre facette du centre. C’était aussi la première fois que Yui y allait, et elle n’avait auparavant jamais vu de salamandres géantes japonaises. Heureusement, une fois que nous avons terminé notre visite, il avait arrêté de pleuvoir et nous avons pu profiter de la floraison des prûniers (ume) au parc d’Umekōji, situé à côté.

La semaine suivante, nous avons décidé qu’il était temps de rencontrer les parents de l’un et l’autre ; c’est pour cela que nous avons été souper avec sa mère et sa soeur, et que nous avons fait, quelques jours plus tard, un appel vidéo avec mes parents.

La journée où j’ai été à Kōbe pour ce premier souper avec la belle-famille, j’ai décidé de partir un peu plus tôt pour découvrir le secteur du cap de Misaki. Notamment, je voulais aller voir le Grand Bouddha de Hyōgo ; l’un des trois plus grands en son genre au Japon. Celui-ci, monumental, est situé dans l’enceinte du temple de Nōfukuji, où se trouve aussi le tombeau du commandant Taira no Kiyomori. Cette figure historique, initialement proche de la famille impériale, a plus tard formé le premier gouvernement militaire du Japon, autour de 1167, jusqu’à ce que la guerre de Genpei de 1180 mette fin à son règne.

Ça peut paraître étrangement poétique, mais j’aimais bien cette idée d’aller voir un Bouddha, qui pourrait apaiser mes inquiétudes, et la sépulture d’un guerrier, qui me motiverait à moi même mener mon propre combat, avant d’aller souper.

À proximité du restaurant où nous sommes allés manger, j’ai vu une autre statue intéressante que je ne m’attendais pas à voir : une structure de 15 mètres de Tetsujin-28. Ce robot titulaire du manga de 1956 écrit par Yokoyama Mitsuteru, un illustrateur originaire de Hyōgo, est l’une des figures les plus importantes des débuts de la science-fiction japonaise.

Mieux connu en Amérique sous le nom de Gigantor, Tetsujin-28 constitue l’une des deux premières séries à succès mettant en scène des robots, côtoyant, à l’époque, Tetsuwan Atomu (Astro, le petit robot), par Tezuka Osamu. D’ailleurs, c’est l’oeuvre de ce dernier qui aurait inspiré Yokoyama à devenir un artiste de manga. Ce fût donc une belle surprise que de voir cette statue purement par coïncidence. Sa pose déterminée a contribué a me donner du courage avant de rencontrer la famille de Yui.

Le souper s’est très bien déroulé, et la même semaine, Yui et moi avons multiplié nos sorties, en allant voir, notamment, le pont de Vénus (gauche). Celui-ci demande une petite marche ascendante, mais une fois rendu au sommet on a une belle vue sur la ville. Non satisfaits d’avoir vu le paysage nocturne de Kōbe sous ce seul angle, nous avons aussi été, une autre journée, à la mairie. Il est possible de monter au dernière étage de la tour pour avoir une vue complète sur la montagne et le port (droite) ; Kōbe est, après-tout, la ville « entre les montagnes et la mer ».

Le petit parc entourant nous a permis de discuter davantage. Cependant, je laisse de côté cette sentimentalité pour mentionner qu’une chose que j’ai trouvé très intéressante dans ce parc, c’est qu’on y trouve une petite sculpture, surnommée « Marina ». Il s’agit, en fait, d’une statue à horloge qui a été récupérée après le Grand tremblement de terre de Hanshin. L’horloge, qui s’est brisée lors de la catastrophe, affiche encore 5h46 ; heure à laquelle les secousses ont commencé. Ce genre d’attention à la mémoire m’affecte profondément.

Finalement, plus tôt cette semaine nous avons été au jardin botanique de Kyōto pour profiter des premières floraisons de cerisiers (sakura). Seulement quelques arbres avaient débuté cette transformation, mais nous avons tout de même pu profiter d’une météo clémente. C’était d’ailleurs un moment idéal pour voir, en même temps, des cerisiers et des prûniers. Nous étions très heureux de cette chance.

Nous avons aussi fait une petite sortie au port d’Ōsaka, pour monter dans la grande roue de Tempōzan. Celle-ci, d’une hauteur de 112.5 mètres, était la plus grande au monde quand elle a ouvert au public, en 1997. Évidemment, aujourd’hui ce titre a été perdu aux mains d’autres grandes roues, mais la vue sur le port qu’elle nous offre reste un moyen paisible de discuter sans trop attirer l’attention du public. J’aurai aimé avoir la chance de visiter l’aquarium de Kaiyūkan au même moment, mais le temps nous manquait et nous avons décidé d’y retourner une prochaine fois.

Bientôt, nous comptons faire un pique-nique de style hanami (sous les cerisiers). Nous attendons seulement que les fleurs sortent davantage. D’ici là je vous souhaite à tous et toutes une joyeuse Pâques. Nous, nous avons eu la chance de la célébrer d’avance, avec Yui et mon frère, grâce à quelques chocolats que ma mère nous a envoyés par la poste !